A l’occasion de la venue du ministre bruxellois de la mobilité, Pascal Smet, dans les bureaux de Kowo, le magazine en ligne Link2Fleet publie cette semaine un article à notre sujet. Une bonne opportunité pour introduire notre produit auprès des gestionnaires de flottes automobiles!

Kowo: une app qui veut révolutionner le co-voiturage au sein d’une même entreprise

S’il existe plusieurs plateformes de co-voiturage en Belgique, elles ne sont pas nombreuses à s’adresser spécifiquement aux entreprises. La start-up bruxelloise Barefoot a décidé de combler ce vide en créant Kowo, une nouvelle plateforme de co-voiturage spécialement dédicacée aux entreprises et qui va bien au-delà du simple service de mise en relation des co-voitureurs. Le concept a été présenté ce jeudi en présence du ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet.

IMG_3496Kowo émane d’une constatation qu’expose le ministre bruxellois de la Mobilité. « Chaque jour, 400.000 navetteurs entrent dans Bruxelles et 235.000 circulent seul dans leur véhicule. La majorité de ces navetteurs habite dans un rayon de 20 à 25 km du centre-ville, à la campagne. Si un quart d’entre eux optaient pour le co-voiturage, les problèmes d’embouteillages de la capitale seraient réglés. Car même si nous allons investir 5,2 millions d’euros dans les transports en commun – notamment dans le RER – dans les 10 ans à venir, cela ne suffira pas à régler le problème. De nombreux navetteurs continueront à vouloir se rendre au travail en voiture car c’est leur liberté. Il faut dire qu’en Belgique, tout est fait pour privilégier la voiture : il y a un système fiscal qui favorise la voiture de société, un projet de RER qui n’avance pas ou encore le fait que les trajets domicile-lieu de travail sont remboursés à 100%. Le co-voiturage représente donc une solution majeure à cette problématique ».

Et qui dit navetteurs, dit forcément entreprises. Kowo l’a bien compris et a décidé de s’adresser directement à celles-ci mais en ne se contentant pas de se profiler comme une simple app ‘créatrice de liens’ entre usagers du co-voiturage au sein d’une même société. « Le problème du co-voiturage, c’est qu’il n’est pas toujours simple de s’arranger entre collègues, de trouver quelqu’un qui effectue le même trajet que soi, mais il y a aussi une grosse crainte de perte de flexibilité des utilisateurs qui sont dépendants de leur partenaire de co-voiturage », expose Jens Massaert, Managing Partner de Kowo.

 

jensmassaert

“Si le co-voitureur se retrouve obligé de prendre sa voiture parce que son conducteur a un souci, il est défrayé à hauteur de 10€ pour l’usage de son propre véhicule”

Jens Massaert, Managing Partner de Kowo

 

Kowo apporte une solution à ces deux problèmes. Pour le premier, la start-up effectue automatiquement une recherche dans la base de donnée des utilisateurs au sein de l’entreprise pour trouver deux profils qui correspondent. Quand un ‘match’ est effectué, le conducteur reçoit une notification avec des informations sur le lieu de rendez-vous avec son passager et la destination se charge automatiquement dans le système de navigation de son Smartphone. En ce qui concerne le problème de flexibilité, Kowo a trouvé la parade en offrant deux types de solutions : « Imaginons que le conducteur a un souci de dernière minute ou que le passager fait face à une situation urgente, il peut alors soit prendre sa propre voiture pour se déplacer si c’est possible pour lui. Il est alors défrayé de 10€ pour l’usage de son propre véhicule. Il peut également décider de prendre un taxi gratuitement. Les frais sont entièrement pris en charge par Kowo ».

Comment ça fonctionne ?

Le concept de Kowo représente évidemment aussi des avantages pour l’entreprise : réduction des rejets de CO2, des coûts de carburants pour les employés disposant d’une carte carburant, du besoin de places de stationnement pour les véhicules au sein de l’entreprise, etc.

Le gestionnaire de flotte (ou de mobilité) au sein de l’entreprise dispose quant à lui d’un système online de back office qui lui permet d’avoir accès à une série de statistiques sur l’usage de Kowo : trajets effectués, économies engendrées, gain de rejets de CO2, etc.

Mais comment Kowo s’y retrouve-t-elle ? En faisant payer les entreprises tout simplement. « Pour utiliser notre plateforme, les clients sont invités à acheter des packages de kilomètres que les utilisateurs pourront parcourir en co-voiturage. Le plus petit package est de 100.000 km à 9,5 cents/km. Plus on en achète, plus le prix est dégressif évidemment », expose Augustin Van Rijckevorsel de Barefoot. « Au final, cela revient moins cher que le train ou qu’une voiture de société et il faut évidemment tenir compte du fait que ces frais sont déductibles fiscalement à 120% ». Précisons toutefois que cette déductibilité n’est pas valable pour les détenteurs de voitures de société.

Kowo, dont l’assureur Axa s’est déjà porté partenaire, sera officiellement lancé en septembre lors de la semaine de la Mobilité. « Une présentation aura d’ailleurs lieu devant quelques Mobility Managers », précise Jens Massaert, qui ajoute que le concept reçoit le soutien du Ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet. La cible numéro 1, ce sont les grandes entreprises (+ de 500 employés), mais Kowo n’exclut pas de s’adresser plus tard également aux PME.

La Mobilité à Bruxelle, ça bouge !

De son côté, Pascal Smet s’est réjoui que des initiatives comme Kowo voient le jour. « La mobilité à Bruxelles commence à bouger, et c’est tant mieux. Il y a eu l’arrivée de DriveNow ce 6 juillet, celle de Car2go qui est prévue et puis on peut aussi annoncer celle de ZipCar en septembre qui sera une première mondiale puisque Bruxelles sera la première ville de car-sharing free-floating où ZipCar sera développé. Nous avons aussi d’autres pistes comme par exemple augmenter encore la déductibilité fiscale ou réserver une bande de circulation pour le co-voiturage ou faire payer un droit d’entrée dans la capitale à ceux qui y pénètrent seuls. »

Source: http://www.link2fleet.com/1201566/?c=norm&lg=0#!prettyPhoto